Atlético de Madrid – FC Barcelone : les notes du match

C’était l’affiche du week-end en Espagne, le duel que tout le monde attendait : l’Atlético de Madrid ouvrait les portes de son Cívitas Metropolitano au FC Barcelone pour une rencontre qui sentait bon la poudre, dans cette 16ème journée de Liga. Et à ce petit jeu, ce sont les hommes de Xavi qui sortent grands vainqueurs (1-0). La rencontre avait débuté sur un rythme assez intense entre deux équipes bien déterminées à se répondre. La frappe lointaine de Andreas Christensen (9e) puis la reprise contrée d’Ansu Fati (10e) n’ont rien donné mais ont lancé les hostilités en donnant un avant-goût de ce match, marqué par une domination rapide des Catalans qui voulaient absolument profiter du faux-pas du Real Madrid samedi soir. L’Atlético de Madrid prenait beaucoup de risques à la relance dans ces premiers instants de la rencontre et n’a pas cessé de reculer.

La suite après cette publicité

En toute logique et sur une très belle action collective, l’international français, Ousmane Dembélé a ouvert le score après une combinaison entre Pedri et Gavi (22e) : c’est le cinquième but de Dembélé en Liga cette saison. Pendant plusieurs minutes, les Blaugranas ont continué à pousser pour doubler la mise mais les Colchoneros sont enfin parvenus à réagir, d’abord par le biais de Marcos Llorente qui a tenté une reprise dans un angle fermé (31e), puis de la tête avec José María Giménez (33e) et enfin dans le sillage de Nahuel Molina par deux frappes puissantes sur la droite (37e, 45e+1). Antoine Griezmann aussi a cru un instant répondre à son ami Dembélé mais sa reprise a été détournée par le gardien Marc-André ter Stegen (42e). Le portier catalan a bien failli commettre l’irréparable en loupant son intervention loin des cages (43e). Malheureusement, les Madrilènes ont quelque peu manqué de réalisme et de précision malgré un solide réveil.

À lire
Liga : grâce à un but d’Ousmane Dembélé, le Barça renverse l’Atlético de Madrid

Pluie de cartons à Madrid !

Après un combat finalement équilibré, le deuxième acte promettait une nouvelle belle bataille. Pendant le premier quart d’heure du retour des vestiaires, les deux équipes sont efficacement restées au coude à coude, levant même le ton en défense en commettant quelques fautes qui ont haché le rythme. Tout s’est emballé à nouveau à l’heure de jeu : Ousmane Dembélé a déclenché un tir sur le côté droit de la surface qui s’est écrasé sur le poteau droit de Jan Oblak (62e). Marcos Llorente a ensuite voulu répondre sur un service du Français Geoffrey Kondogbia mais ter Stegen a bien veillé au pas (65e). Pas le temps de souffler que le danger s’est transféré de l’autre côté avec une nouvelle tentative de Dembélé, cette fois-ci servi par Franck Kessié (69e). Ferran Torres s’est par la suite retrouvé à la réception de plusieurs déviations de Ronald Araújo et Jules Koundé pour conclure proprement mais l’attaquant espagnol a logiquement été signalé hors-jeu (73e). Les cartons ont commencé à pleuvoir dans le dernier quart d’heure avec des avertissements pour Ángel Correa (79e), Andreas Christensen (82e), Nahuel Molina (85e) et Raphinha (87e), avant de clouer le show avec deux cartons rouges pour Stefan Savic et Ferran Torres qui se sont frittés au sol (90e+2). A la dernière minute, Antoine Griezmann aux cheveux rosés a bien failli libérer le peuple madrilène mais c’était sans compter sur le sauvetage d’Araújo sur la ligne (90e+4).

La suite après cette publicité

Les deux cadors espagnols ont en tout cas produit un bien beau spectacle en ce dimanche soir. Au classement, le FC Barcelone prend trois points très importants pour s’installer sur le trône de l’Espagne. Les Colchoneros s’enfoncent à une maigre 5ème place. La semaine prochaine, les Blaugranas ne joueront pas en championnat en raison de la Super Coupe d’Espagne prévue et affronteront donc le Betis Séville en Andalousie jeudi soir, tandis que l’Atlético de Madrid se déplacera à Almeria dimanche après-midi, au cours de la 17ème journée de Liga.

– Revivez l’intégralité de la rencontre en live commenté

La suite après cette publicité

L’homme du match : Sergio Busquets (8) : sentinelle et capitaine des Blaugranas, le maestro de la Roja (143 sélections, 2 buts) a livré une prestation de très haute volée à Madrid. Positionné devant sa défense, celui qui est régulièrement cité du côté de la MLS s’est appliqué à tout contrer, ou presque. Précieux dans la récupération, indispensable dans l’équilibre collectif, omniprésent dans le duel (10/16), il a parfaitement donné le ton aux siens (6 ballons récupérés, 2 interceptions). Avec expérience. Parfois vice. Toujours à bon escient. Remplacé par Sergi Roberto (81e).

Atlético de Madrid

Oblak (5) : si le Barca a souvent eu la maîtrise du ballon, le portier des Colchoneros n’a pas été sur-sollicité pour autant. Il a capté la tentative de Barrios (9e) avant de s’incliner devant la frappe de Dembélé (23e), sur laquelle il ne peut pas faire grand-chose d’autre.

Molina (6) : le champion du monde argentin n’a pas à rougir de sa performance. Une grosse débauche d’énergie qui a fait de lui l’un des, si ce n’est le, Colchonero le plus menaçant. Il réalise un retour crucial devant Pedri (23e) et n’est pas loin de se muer en passeur décisif pour Griezmann (54e). Très solide sur le plan défensif où il a régné en maître devant Fati.

La suite après cette publicité

Savić (4) : il a réalisé un sauvetage miraculeux devant Fati (3e) après un long moment de flottement. Le Monténégrin a su mettre de l’ordre dans sa surface quand il le fallait, sauf sur le but de Dembélé où son tacle est trop court. Sa science du placement a souvent donné de l’air aux Colchoneros, comme devant Dembélé qui se présentait seul devant Oblak (57e) ou Raphinha (79e). Il a vu rouge en fin de rencontre, ce qui ternit sa performance.

Giménez (6) : sa doublette avec Savić a bien fonctionné dans l’ensemble. Il a effectué une intervention salvatrice devant Fati (10e) et s’est permis à plusieurs reprises des passes laser. Sa longue chevauchée ponctuée par une magnifique passe pour Molina aurait pu être décisive. Des interventions parfois peu académiques en seconde période, mais efficaces, c’est ce que l’on demande.

La suite après cette publicité

Reinildo (4) : impactant d’emblée dans son duel avec Dembélé (2e, 14e), mais trop léger dans celui avec Gavi qui mène au but de Dembélé (21e). Il a fini la rencontre dans les cordes avec des lectures de trajectoires qui laissent à désirer. Remplacé par Reguilón (81e), qui a apporté grâce notamment à sa qualité de centre en fin de rencontre.

Llorente (7) : sa flexibilité tactique a donné de l’air aux Colchoneros. Il a mis hors d’état de nuire Fati en le serrant de très près avec Molina, et a su se montrer entreprenant dans le dernier tiers avec plusieurs percées et centres. L’un des Madrilènes les plus dangereux du soir. Son association avec l’Argentin sur le côté a été très intéressante.

La suite après cette publicité

Koke (4) : il a traversé la rencontre au creux de la vague face au génie de Pedri (16e). Sur la percée du Barcelonais qui mène au but de Dembélé (23e), il n’affiche plus le son ni l’image. Pour le jour de ses 31 ans, il aurait sûrement espéré mieux. Remplacé par Lemar (75e), remuant.

Barrios (5,5) : il a fait preuve de personnalité et n’a pas hésité à dépasser ses fonctions. En termes de communication, les violons n’ont pas toujours été accordés avec Koke, comme sur la percée de Pedri menant au but de Dembélé (23e) où ils s’observent. Une perte de balle devant sa surface qui aurait pu coûter un but à son équipe (10e). Mieux en deuxième période où son apport offensif a donné un bol d’air frais à l’Atlético. Remplacé par Kondogbia (65e).

La suite après cette publicité

Carrasco (4,5) : il a souvent prêté main forte à Reinildo mais s’est trop peu montré dans l’autre surface malgré quelques tentatives d’incursions. Il s’est éteint à petit feu en deuxième période. Remplacé par Morata (65e).

Griezmann (6) : il a perdu trop de ballons en première mi-temps et était lui aussi trop loin de Pedri sur le but de Dembélé (23e). Sa qualité de pied a parfois généré du danger sur coup de pieds arrêtés mais il s’est souvent trompé dans le dernier geste, comme sur sa frappe envoyée en tribunes (77e). Il aurait toutefois pu se muer en héros si sa tentative n’avait pas été repoussée sur la ligne par Araujo (93e). Sa connexion avec Félix n’était pas du haut-débit.

La suite après cette publicité

João Félix (3,5) : il a souvent dénaturé le jeu en première période avec des touches de balle en trop. Sa percée conclue par une frappe trop enlevée en deuxième période est sa seule situation du match (53e). Araujo l’a muselé sans lui laisser de miettes. Remplacé par Correa (74e), souvent trouvé dos au but mais qui aurait pu être passeur décisif pour Griezmann (93e).

FC Barcelone

Ter Stegen (6) : aligné dans les buts catalans, le dernier rempart allemand n’a pas eu grand chose à faire au cours du premier acte. Solide face à Barrios (6e), il ne s’est cependant pas toujours montré rassurant, que ce soit dans les airs (43e) ou dans son jeu au pied. Décisif face à Griezmann (42e), il permettait aux siens de garder l’avantage à la pause. Toujours aussi déroutant dans ses interventions en seconde période, il gardait malgré tout sa cage inviolée.

La suite après cette publicité

Koundé (6) : positionné en tant que latéral droit, le numéro 23 du Barça a vécu une première période relativement calme. Excepté un joli retour après le premier quart d’heure (18e), il n’a jamais tremblé face à Carrasco ou Reinildo. Rapide et concentré, il n’a ainsi laissé que peu d’espace à l’ancien Monégasque. Toujours aussi concerné après la pause et très rigoureux sur le plan défensif, le Français a rendu une belle copie en terres madrilènes.

Araujo (7) : placé dans l’axe de la défense barcelonaise, l’Uruguayen de 23 ans a alterné le bon et le moins bon en début de match. Parfois dépassé dans les airs (33e), il n’a cependant jamais craqué face aux assauts des Colchoneros (31e, 33e, 37e, 42e). Une nouvelle fois vigilant au retour des vestiaires (49e, 66e), il est en revanche averti d’un carton jaune pour une intervention trop rugueuse sur Koke (56e). Match globalement solide, à l’image de ce dernier sauvetage exceptionnel (90+4e) permettant aux siens de conserver les 3 points de la victoire.

La suite après cette publicité

Christensen (7) : arrivé de Chelsea en juillet dernier, le Danois enchaînait une troisième titularisation de rang en Liga. Rassurant défensivement, le joueur de 26 ans se signalait également aux abords de la surface adverse, d’une belle frappe limpide (9e). Solide dans ses fonctions, ses quelques prises d’initiatives se sont également avérées précieuses. A son avantage pendant le temps faible des Blaugranas, il a livré une belle prestation. Averti pour une faute sur Griezmann.

Baldé (5,5) : dans le couloir gauche du FCB, le jeune latéral formé au club s’est souvent retrouvé en difficulté. Régulièrement pris dans son dos (37e, 41e), il a été considérablement gêné par l’activité de Marcos Llorente et Koke. Peu inspiré sur le plan offensif et très peu trouvé par ses partenaires, il retrouvait une certaine solidité en seconde période. Attentif malgré la pression des Colchoneros, il rendait une copie plutôt neutre. Remplacé par Marcos Alonso (81e).

La suite après cette publicité

De Jong (6,5) : soutenu par Xavi, déterminé à le conserver lors du mercato hivernal, le milieu de terrain néerlandais a parfaitement tenu son rang lors des 45 premières minutes. Précieux dans le duel (100% en première période) ou pour gratter des ballons (5 ballons récupérés), il a ainsi permis à ses coéquipiers de prendre l’ascendant dans le combat de l’entrejeu… avant d’être remplacé, à la surprise générale, par Kessié (57e), auteur d’une entrée en jeu sérieuse.

Busquets (8) : sentinelle et capitaine des Blaugranas, le maestro de la Roja (143 sélections, 2 buts) a livré une prestation de très haute volée à Madrid. Positionné devant sa défense, celui qui est régulièrement cité du côté de la MLS s’est appliqué à tout contrer, ou presque. Précieux dans la récupération, indispensable dans l’équilibre collectif, omniprésent dans le duel (10/16), il a parfaitement donné le ton aux siens (6 ballons récupérés, 2 interceptions). Avec expérience. Parfois vice. Toujours à bon escient. Remplacé par Sergi Roberto (81e).

La suite après cette publicité

Gavi (7) : présent dans le onze catalan pour la onzième fois de la saison, l’international espagnol (17 sélections, 3 buts) de 18 ans a, lui aussi, beaucoup travaillé dans l’entrejeu. Passeur décisif sur l’ouverture du score de Dembélé, il s’est également montré sur le plan défensif en repoussant quelques offensives madrilènes. Beaucoup moins trouvé offensivement, du fait de la domination de l’Atlético de Madrid, il s’est alors adonné aux tâches défensives. Avec plus ou moins de réussite. Remplacé par Raphinha (73e), averti pour plusieurs contestations en fin de rencontre.

Pedri (8) : jeune pépite des Culers, l’Espagnol aux 18 sélections n’a pas tardé à montrer tout son talent sur la pelouse du Cívitas Metropolitano. Doté d’un très gros volume de jeu (10 ballons récupérés) et aidé par une technique soyeuse, le numéro 8 du Barça a souvent cassé les lignes madrilènes. Des percussions déterminantes, à l’image du premier but de Dembélé (22e), servi par Gavi. Intelligent dans les temps faibles des siens, il est l’un des grands artisans de la victoire catalane.

La suite après cette publicité

Dembélé (7) : leader offensif des Blaugranas, l’ancien Rennais a vécu un début de rencontre brouillon… avant de tromper Oblak (22e). Trouvé par Gavi sur le côté droit, le Tricolore enchaînait d’une frappe du droit précise. Plutôt discret par la suite, il retrouvait la lumière à l’heure de jeu. Servi, à plusieurs reprises, en profondeur, il finissait même par toucher le poteau d’Oblak (62e). En vain. Décisif malgré tout.

Fati (5) : placé dans le rôle du numéro 9 en l’absence de Robert Lewandowski, l’ailier gauche du Barça a d’abord montré une belle activité sur le front de l’attaque. Tout proche d’ouvrir le score sans le sauvetage de Gimenez (10e), il se rendait, par la suite, auteur d’un déchet technique coupable. Plus discret au retour des vestiaires, Ferran Torres prenait sa place à l’heure de jeu (57e). Proche du break, l’ancien buteur de City était finalement, à juste titre, signalé en position de hors-jeu (72e). Avant de laisser ses coéquipiers à dix pour un accrochage très violent avec Savic.

La suite après cette publicité

Les compositions officielles au coup d’envoi

Le XI de l’Atlético de Madrid

Le XI du FC Barcelone

Pub. le
MAJ le